Après une heure d’attente devant le Sénat, une trentaine d’enfants et amis du CAFI ont pu entrer dans l’enceinte du Sénat accompagnés par un assistant du sénateur Michel MASSET pour nous faire visiter le beau Palais du Luxembourg. Après une heure de visite touristique historique, nous pénétrons dans l’hémicycle réservé aux visiteurs. Le cœur serré, nous attendons avec angoisse et impatience le débat sur le texte de loi pour les rapatriés d’Indochine qui ont vécu dans les camps, en particulier de Bias, Sainte-Livrade-sur-Lot et Noyant-d’Allier. Malgré la confiance que nous avons ressentie lors de l’audition du CEP-CAFI avec la rapporteure du texte de loi , madame la Sénatrice Jocelyne GUIDEZ, sur la proposition de loi portée par le député Olivier FAURE associée aux associations CEP-CAFI, ARINA et FNR, nous pressentions quelques craintes sur le vote final. Mais après l’intervention de sénateurs de chaque groupe du Sénat, le résultat final est sans appel. 343 participants, 343 exprimés, 343 ont approuvé ce texte de loi pour les rapatriés d’Indochine et leurs descendants. Quel bonheur ! Quel soulagement ! Enfin c’est la victoire totale de 20 ans de combat inlassable de notre équipe du CEP-CAFI, rejoint par la suite par l’ARINA de Noyant et la FNR. Enfin nos parents, en particulier nos mères, sont reconnus par l’Etat pour leurs services accomplis en Indochine en leur accordant une journée nationale d’hommage le 8 juin comme les militaires, et la réparation des préjudices subis du fait de l’indignité des conditions d’accueil et de vie dans les centres gérés par l’Etat. Cette victoire, nous la dédions surtout à nos mamans, si courageuses, si dignes, souffrant dans le silence pour nous élever et nous protéger jusqu’à leur disparition afin que nous puissions devenir des citoyens à part entière, capables de réclamer cette injustice à l’Etat. Nous pensons à cet instant à tous les enfants de la deuxième génération qui ne sont plus là pour partager cette victoire historique. Celle-ci sera déterminante lorsque le décret d’application sera promulgué par l’Etat, décret auquel les associations CEP-CAFI, ARINA et FNR seront associées dans les jours qui viennent. Merci à tous ceux et celles qui ont cru en nous et ont partagé ce combat avec nous . Bureau du CEP-CAFI
COLLECTIF DES EURASIENS POUR LA PRESERVATION DU CAFI (CEP-CAFI) http://www.rapatriés-vietnam.org et cafi47.com Qui sommes-nous ? Le Collectif des Eurasiens pour la Préservation du Centre d’Accueil des Français d’Indochine (CEP-CAFI) est une association régie par la Loi 190, créée le 14 septembre 2005 à Paris .Elle a pour objectif la défense pleine et entière des droits des Rapatriés Français d’Indochine, civils ou militaires, victimes d’événements survenus au sens de la loi cadre du 26 décembre 1961, complétée par celle dite « Alliot-Marie » de février 2005 et celle du 21 novembre 2021 votée par le gouvernement Macron. Qu’est-ce qui a motivé cette création ? – Le manque de statut des Rapatriés d’Indochine (ancienne colonie française réunissant le Laos, le Cambodge et le Viêtnam). – Le désengagement et l’abandon de l’Etat Français vis-à-vis de ces rapatriés, hébergés dans des camps depuis 1956, en particulier ceux de Sainte-Livrade-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne et de Noyant dans l’Allier. Ce que nous demandons : La loi cadre de décembre 196, complétée par celle de février 2005 pour les Rapatriés ignore et exclut complètement les Rapatriés d’Indochine qui n’ont bénéficié, à ce jour, de l’Etat d’aucune des mesures d’indemnisation, de reclassement et d’insertion . Nous demandons à l’Etat : – la reconnaissance des droits des Rapatriés d’Indochine ; – l’extension du dispositif de la loi du 23 février 2022 pour les rapatriés d’Indochine ; – la rénovation complète du site historique du Centre d’Accueil des Français d’Indochine (CAFI) à Sainte-Livrade-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne (47110), visant à la culture et la perpétuation de la mémoire des Français d’Indochine ; – l’édification d’un lieu symbole et un lieu unique de la Mémoire indochinoise sur ce site. Anciens et amis du CAFI, Eurasiens de France, vous qui partagez ces objectifs ambitieux mais justes,vous pouvez nous aider en adhérant ou en soutenant le CEP-CAFI. Plus nous serons nombreux pour porter haut et fort nos demandes, plus nous serons considérés, donc écoutés.
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RECU du BULLETIN D’ADHESION ou DE SOUTIEN 2026 COLLECTIF des EURASIENS pour la PRESERVATION du CAFI ( C.E.P-CAFI ) 25 Rue Vauvenargues 75018 Paris N° SIRET : 48780895800010 Tél. : 06.51.36.23.19 ou 01.45.21.47.76 ou 01.42.29.36.37
Daniel Frèche, président du CEP-CAFI reçu au Sénat le 30 septembre 2026
MODELE DE LETTRE DES ADHERENTS ET AMIS AUX SENATEURS
Monsieur le Sénateur, Madame la sénatrice, L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le mardi 3 juin 2025 la Proposition de loi n° 949 de Monsieur le Député Olivier FAURE et plusieurs de ses collègues portant reconnaissance de la Nation envers les rapatriés d’Indochine et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français. Cette Proposition de loi est très importante : elle répare une injustice qui perdure depuis 70 ans. Le texte issu des travaux de l’Assemblée nationale constitue la Proposition de loi portant le numéro 685 qui doit être examinée en séance par le Sénat le lundi 19 octobre 2026 : DOCUMENT 1 – Sénat – Proposition de loi n° 685. https://cafi47.com/wp-content/uploads/2026/09/document-1-senat-proposition-de-loi-nc2b0-685.pdf L’ensemble des Associations de rapatriés vous prie Monsieur le Sénateur, Madame la Sénatrice d’apporter votre soutien à ce texte qui répond totalement à l’attente des personnes concernées et de le voter tel quel sans modification.
La demande de l’ensemble des Associations de rapatriés s’explique pour les raisons suivantes : Tout d’abord, les situations vécues par les rapatriés d’Indochine et les rapatriés d’Algérie anciennement de statut civil de droit local sont similaires Les recherches effectuées par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et les membres de leurs familles (C N I H) montrent la totale similitude des situations vécues par les rapatriés d’Indochine et les rapatriés d’Algérie anciennement de statut civil de droit local : les pages 140 à 144 du Rapport d’activité 2022 sont très claires à ce sujet. Les pages en question se suffisent en elles-mêmes pour démontrer la parfaite similitude des situations (DOCUMENT 2 – C N I H). -Rapport du CNIH 2022 pour les Rapatriés d’Indochine : document (D2) https://cafi47.com/wp-content/uploads/2026/09/document-2-cnih.pdf C’est pour cette raison que la C N I H suggère que le périmètre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 soit étendu aux anciens supplétifs et/ou rapatriés d’Indochine, afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes réparations que les anciens supplétifs rapatriés d’Algérie (pages 56 et 57 du Rapport d’activité 2022 de la C N I H) : » Les centre d’accueil présentent des traits communs avec les sites ouvrant droit à réparation dans le cadre de la loi du 23 février 2022 notamment : – ils sont situés à l’écart sur la base d’installation à l’abandon : une ancienne ferme abandonnée, un ancien lieu de détention (LE VIGEANT), une ancienne base militaire ayant servi de lieu d’hébergement ou d’enfermement (BIAS), une ancienne poudrerie désaffectée (SAINTE LIVRADE), et d’anciens corons miniers (NOYANT) ; – les centres étaient placés sous l’autorité d’agents de l’État, et ont servi de laboratoire à la politique officielle d’accueil des rapatriés. Ils étaient entourés de clôtures gardées, et il y régnait une discipline assimilable à celle d’un camp militaire. Le droit des rapatriés était révocable, et des revenus ou la possession de signes extérieurs (comme un réfrigérateur ou une télévision) étaient notamment jugés « incompatibles avec la condition d’assistés hébergés aux frais de l’ État ». En raison du traumatisme de l’exil, du déclassement social et de la relégation, des mauvaises conditions de vie, il régnait dans ces camps une grande misère psychologique et matérielle ? Au VIGEANT et à BIAS, qui figurent déjà dans le décret du 18 mars 2022, des rapatriés indochinois et des Harkis se sont succédés. La CNIH suggère que le périmètre de la loi du 23 février 2022 soit étendu aux anciens supplétifs et/ou rapatriés d’Indochine, afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes réparations que les anciens supplétifs rapatriés d’Algérie « .
Ensuite, la discrimination qui existe entre rapatriés d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et rapatriés d’Indochine doit disparaitreIl est incompréhensible qu’en 2026 un traitement différencié entre rapatriés d’Indochine et rapatriés d’Algérie anciennement de statut civil de droit local puisse encore perdurer. Les deux rapports de l’Inspection Générale des Affaires Sociales, à savoir J. GARNIER-DUPRE et R. CLERC, Les problèmes posés par la Cité d’accueil des français d’Indochine (C.A.F.I) de SAINTE LIVRADE (Lot-et-Garonne), IGAS, Paris, mars 1984, 41 p. (+ annexes) et D. LACAZE, Mission pour l’extension des mesures de réparation existantes à l’égard des rapatriés du Maghreb à l’ensemble des rapatriés d’Indochine, IGAS, Rapport n° 2008 110, Paris, 41 p. montrent l’oubli de la Nation à l’égard des rapatriés d’Indochine. Voici les liens relatifs aux deux Rapports de l’IGAS : Rapport mars 1984 : https://cafi47.com/wp-content/uploads/2013/11/rapport-igas-1984.pdf Rapport juillet 2006 : https://cafi47.com/wp-content/uploads/2013/11/rapport-igas.pdf Il vous appartient Monsieur le Sénateur , Madame la Sénatrice , d’effacer à jamais cette discrimination en adoptant tel quel la Proposition de loi n° 685.
Enfin, il est très important que l’alinéa 1er de l’article 3 de la Proposition de loi n° 685, à savoir » Les personnes mentionnées au second alinéa de l’article 1er qui ont séjourné, entre le 22 juillet 1954 et le 31 décembre 1975, dans l’une des structures destinées à les accueillir et dont la liste est fixée par décret peuvent obtenir réparation des préjudices résultant de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans ces structures « soit maintenu tel quel. S’il est vrai que certaines structures d’accueil ont été fermées en 1966, d’autres ont continué d’exister jusqu’à la fin des années soixante-dix et notamment la Centre d’accueil de SAINTE-LIVRADE-SUR-LOT dont la gestion est passée de l’État à la Commune de SAINTE-LIVRADE-SUR-LOT le 1er janvier 1981 (DOCUMENT 3 – Convention Page 1 et Convention Page 2). Il convient de rappeler que l’arrêté MORLOT a continué à être appliqué dans son intégralité jusqu’à la fin des années soixante-dix dans les structures d’accueil existantes (DOCUMENT 4 – Arrêté MORLOT). – Décret Morlot du 11 Mai 1959. ( Document 4 ) https://cafi47.com/wp-content/uploads/2026/09/temoignages-arrete-morlot.pdf (DOCUMENT 3 – Convention Page 1 et Convention Page 2). https://cafi47.com/wp-content/uploads/2026/09/document-3-convention-page-1.pdf https://cafi47.com/wp-content/uploads/2026/09/document-3-convention-page-2.pdf
Le temps presse : les personnes concernées sont d’un âge avancé et de santé fragile. Tout retard dans l’adoption définitive de la Proposition de loi n° 685 serait préjudiciable aux personnes concernées. Restant à votre entière disposition pour tout complément d’information dont vous auriez besoin, nous vous prions de croire Monsieur le Sénateur, Madame la sénatrice à l’assurance de notre profond respect et à notre total soutien.
A l’occasion du 70e anniversaire du CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot, une habitante du CAFI de la troisième génération rappelle les combats menés pour que le camp et la mémoire de ses habitants ne soient jamais oubliés. Elle souligne également l’importance de poursuivre ce travail de mémoire et de transmettre cette histoire aux générations futures.
La vidéo du défilé postée sur le site a été écourtée par Youtube en raison de sa longueur (durée maximale de 30 minutes pour une vidéo sur Youtube). A la demande de beaucoup d’amis du CAFI, la vidéo originale, d’une durée de 43 minutes, sera scindée en deux parties.
La journée du 16 août, consacrée aux enfants, a été animée par Alix Douart, Gil Lekh et Mathias Paquet pour le plus grand bonheur des parents. – Atelier cerf-volant, – quizz sur l’histoire du CAFI, – chasse aux trésors selon l’histoire du CAFI, – stickers, photos et des trésors sur le CAFI.
Les rapatriés d’Indochine du CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot sont reconnus par les autorités territoriales. Le sous-préfet d’Agen, M. Cédric BRUET , le sénateur M. Michel MASSET, le président de l’Agglomération du Grand Villeneuvois et maire de Villeneuve-sur-Lot, M. Guillaume LEPERS, le conseiller départemental, M. Jacques BORDERIE, le maire de Sainte-Livrade-sur-Lot, M. André Forget, étaient présents à l’inauguration de la salle d’exposition pour les 70 ans du CAFI et à la cérémonie d’hommage à nos parents en présence d’un nombreux public.
Pour fêter les 70 ans du CAFI, le CEP-CAFI a sollicité les artistes de la 3e génération . LÊ HA, artiste de la Compagnie SAO SAO ,seule sur scène, mêlant le théâtre, danse contemporaine et danse traditionnelle vietnamienne cham, a interprété la Mémoire à contre courant.
VÊ-CAFI, ballade poétique dans les mémoires du CAFI avec Paul Nguyen , Yên Linh Tham et Julien Lê Hoang An. Paul en est le guide et l’interprète, reliant les témoignages à une réflexion plus large sur la transmission, la mémoire et la construction identitaire. La présence d’invité(e)s permet d’ouvrir le dialogue et de croiser les regards, faisant de chaque représentation un espace vivant de parole et de réappropriation des mémoires.
Les festivités ont débuté par la cérémonie religieuse, célébrée par le curé vietnamien pour nos parents et amis défunts du CAFI. Nous nous sommes rendus ensuite devant le triptyque mémorial des parents pour rendre hommage à nos parents en présence du maire de Sainte-Livrade-sur-Lot, André Forget, et du conseiller départemental, Jacques Borderie, avec dépôt de gerbes et devant un public nombreux (anciens enfants et amis du CAFI ). La cérémonie a été émouvante et pleine d’émotions. Un apéritif a été offert par le CEP-CAFI pour clore cette matinée mémorable. Merci à vous tous pour avoir contribué au succès de cet événement inoubliable. Le public, adhérents et amis du CAFI ont été présents et ont fêté chaleureusement ces 70 ans avec émotion, joie et bonheur. Cérémonies religieuses, pièces de théâtre, projections, débats sur la loi pour les rapatriés et surtout cérémonies de commémoration et le repas organisé par le CEP-CAFI ont été les moments appréciés par les participants.
Le repas organisé par le CEP-CAFI a connu un immense succès. Nos amis sont venus très nombreux. Il a fallu l’aide de Brigitte et Tung (food truck) qui sont membres du CEP-CAFI pour pouvoir assurer les repas de la soirée. Les convives ont apprécié le repas préparé bénévolement par la cheffe Hélène et servi par Jade, Lola, Fabrice et Emilie, sans oublier Raoul Sinnouretty, Daniel Coursier, Michel pour la grillade, Sophie et Michelle pour la cuisine, Sissi et Albert pour les préparatifs. Sans oublier Jean-Claude Coursier pour les photos, vidéos et diaporamas.
L’exposition des photos pour fêter les 70 ans du CAFI organisée par le CEP-CAFI a connu un succès exceptionnel grâce au travail minutieux et recherché de Nina pendant les 3 jours de festivités culturelles. Un public nombreux et intéressé se colle aux photos pour chercher leurs amis d’enfance. Merci à Nina pour cette magnifique exposition.